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Histoire du Karaté

 

 

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1. Bodhidarma et le temple de Shaolin

En 480 ou 520, un moine nommé Bodhidarma quitta l’Inde pour s’installer dans le temple de Shaolin au Nord de la Chine. Durant 9 ans et devant un mur, il se livra à la méditation bouddhiste. Désolé du peu de résistance physique de ses élèves durant les exercices de méditation, il leur enseigna une série d’exercices physiques extrêmement durs basés sur la respiration sous le nom de Tach’Uan

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Ce sont ces exercices, basés sur l’étude du mouvement des animaux, qui sont considérés comme la source de la plupart des arts martiaux dans le monde et en particulier du kung-fu dont de nombreuses techniques restent encore aujourd’hui fortement imprégnés des observations de la nature faites par Bodhidarma.

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2. La Chine, berceau des arts martiaux

A son époque, le monastère de Shaolin acquit la réputation de former les plus redoutables guerriers de Chine grâce à l’association d’un entraînement physique et psychologique, ce qui véritablement donné naissance aux arts martiaux. L’enseignement de ces techniques a été et est toujours secret. Sa diffusion a été possible lors de l’invasion du temple de Shaolin ce qui a forcé les moines à fuir dans toute la Chine et donc à diffuser ces techniques. De nos jours, beaucoup de styles se disent toujours d’inspiration de Shaolin …

Bodhidarma qui est le 28ème descendant de Bouddha et fondateur du Chan … diffusa le bouddhisme en Chine. Le "Chan" est la traduction du Zen en chinois…

Pour comprendre la naissance des arts martiaux, ses méthodes d'entraînement et son évolution

il faudra toujours faire un détour par la culture chinoise


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Bodhidarma n’a pas seulement été le fondateur des arts martiaux,
mais c’est également lui qui a permis la diffusion
du bouddhisme en Inde
et de la philosophie zen au Japon.

 

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L'évolution du Karaté


3. De la Chine à Okinawa

Après avoir été importé de Chine, le karaté a été développé et perfectionné à Okinawa. Les plus grands experts (dont Funakoshi) proviennent d’Okinawa qui est une île située au sud du Japon. C’est à ce titre que le karaté est considéré comme un art martial d’Okinawa.


1ère signification du mot Kara : "qui vient de Chine"

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Il n’y a pas de trace écrite de la transmission de ces techniques à Okinawa qui est considéré comme le berceau du karaté tel que nous le pratiquons aujourd’hui. Mais ce dont on est sûr c’est que ces techniques ont été apportées par les Chinois qui se sont installés sur l’île d’Okinawa.

Pourquoi est-ce que le karaté s’est développé sans armes ?

En 1409, le roi Sho Hashi a unifié les territoires d’Okinawa et interdit la possession et l’usage des armes par crainte des révoltes populaires. 200 ans plus tard, soit en 1609, les armes ont à nouveau été confisquées par le gouvernement japonais. Cette interdiction a contraint les habitants à développer un mode de combat afin de pouvoir repousser les envahisseurs "à mains nues".

Pour ces raisons, les habitants d’Okinawa ont adapté les méthodes de combat chinoises reprises sous le nom de Okinawa-Te en développant des techniques de combat à mains nues (sans armes). Te signifiant "mains", Okinawa-Te signifiait donc les techniques de combat à mains nues d’Okinawa.

Comment s’est développé le kobudo ?

Néanmoins, l’interdiction d’utiliser des armes a été contournée par l’utilisation d’outils agricoles de l’époque. C’est ainsi qu’on retrouve parmi les armes traditionnelles d’Okinawa : le Bô (le bâton de l’éleveur), le nunchaku (utilisé pour battre le blé), le saï (sorte de fourche pour manipuler les bottes de foin), le tonfa.

 

4. Le Karaté devient Japonais
 

2ème signification du mot Kara : "vide"

En 1932, un nouveau style de karaté est apparu. Pour faire la distinction entre ce nouveau style de karaté et l’ancien "chinois", les Japonais ont décidé de prendre un idéogramme qui se prononçait de la même façon (Kara) mais signifiant "le Vide" pour donner finalement le nom que l’on utilise aujourd’hui à savoir "l’art des mains vides", l’art du combat à mains nues, sans armes...


5. Le karaté est modernisé par Funakoshi

Né en 1868 Senseï Funakoshi vécut dans le district de Yamakawa-Chô sur l'Ile d'Okinawa. L'ère Meiji débutait, l'homme était alors très cultivé et de surcroît poète. Sensible au code moral de ses ancêtres il observait rigoureusement les interdits d'autrefois, et considérait aux vues de ces principes que le Samouraï se doit en toute occasion de renvoyer une image impeccable.

Chaque matin, le Maître se prosternait dans un profond respect vers le Palais Impérial, et accomplissait le même cérémonial en se tournant vers Okinawa. De constitution plutôt fragile, même maladive, ses parents lui firent étudier le Karaté afin de surmonter ses faiblesses. Dès lors une lente alchimie améliora considérablement sa frêle santé. Cela le décida à s'investir durablement dans l'art de la " main vide ".

Ami d'un élève de sa classe, fils de Yasutsune Azato, il devint l'élève d'un des plus grands experts du karaté d'Okinawa.

Le Maître Gichin FUNAKOSHI est considéré comme le fondateur du karaté moderne.

 

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Il fut le premier à promouvoir cet art martial et fut choisi afin de représenter le karaté-do lors de la première démonstration nationale d'athlétisme à Tokyo en 1922.

C’est en 1922, que le Karaté, tel qu’on le connaît aujourd’hui, a été reconnu par le gouvernement japonais lors d’une démonstration de Maître Funakoshi à Tokyo (à l’invitation du ministre de l’éducation et de Jigorô Kanô, fondateur du judo). Bien qu'ayant dépassé la cinquantaine, cet événement transforma sa vie. Il s'installa à Tokyo où il développa le karaté d'abord au Japon, puis, à travers le monde entier.

Avant de s'éteindre en 1957, il forma de nombreux élèves : Obata, Okuyama, Harada, Hironishi, Takagi, Oshima, Nakayama, Nishiyama, Kase.

 

Mizu-no-kokoro

" l’esprit calme comme la surface d’une eau tranquille "

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Cette phrase résume à elle seule l’essentiel du karaté traditionnel en faisant le lien avec l’enseignement de Bodhidarma : un ensemble de principes physiques et psychologiques devant mener à une plus grande sérénité.

On retrouve également une signification plus exacte du mot "Karaté" à savoir qu’il ne faut pas se limiter à une traduction littérale comme "l’art de la main vide", mais plutôt celle de "l’esprit vide". Un esprit vide ne veut pas dire sans connaissance mais un esprit pur, calme.

 

Date de dernière mise à jour : 19/08/2013